La mesure principale d'un skate, en pouces, prise au point le plus large de la planche.
C’est la « taille » d’un skate quand on en parle en magasin : 8.0”, 8.25”, 8.5”… La longueur varie peu d’un modèle à l’autre, autour de 31 à 32 pouces.
La largeur se choisit d’abord selon la pointure : un grand pied a besoin de plus de place. On l’ajuste ensuite selon le style : un peu plus étroit pour les flips, plus large pour le park, le bowl ou la balade.
Le creux du plateau dans sa largeur, qui cale le pied et change la sensation des tricks.
Léger (low)
Confort, balade, débutant
Moyen (medium)
Le plus courant, polyvalent
Prononcé (high)
Flips précis, pied bien tenu
En W
Bosse au centre, plus de contrôle
Vu de face, un plateau n’est presque jamais plat : ses bords remontent. Plus ce creux est marqué, plus le pied est tenu et plus le plateau réagit vite quand on appuie sur un bord, ce qui aide pour les flips.
Un concave léger est plus confortable pour rouler longtemps et plus rassurant quand on débute. Le concave en W ajoute une petite bosse au centre, sous les pieds, pour encore plus de contrôle.
Il n’y a pas de bon ou de mauvais concave : c’est une question de sensation. Si possible, monte sur plusieurs planches en magasin avant de choisir.
La forme générale du plateau vu de dessus, qui dépend de l'usage prévu.
Popsicle
Nose et tail arrondis et relevés. Le standard du street et du skatepark.
Old school
Plus large, nose plat, tail large. Pour la rampe, le bowl et le style années 80.
Shaped
Formes travaillées (pointes, découpes) pour la courbe et le bowl.
Cruiser
Plus court, un seul kick, roues tendres. Pour se déplacer en ville.
Quand on débute en street ou en skatepark, le popsicle est le choix par défaut : c’est la forme de la grande majorité des planches vendues, et celle de toutes les vidéos de tricks.
Les autres shapes répondent à des envies précises : surfer les courbes d’un bowl, rouler en ville, retrouver le style des années 80. Rien n’empêche d’en changer plus tard.
Les deux extrémités relevées du plateau, le nose à l'avant et le tail à l'arrière.
Les parties relevées s’appellent les kicks. On appuie sur le tail pour faire un ollie, et sur le nose pour les tricks vers l’avant.
Sur un popsicle, les deux se ressemblent, mais le nose est en général un peu plus long et plus relevé. Pour les distinguer : regarde le graphisme, qui se lit souvent dans le sens nose → tail, ou l’écart entre le bord et les trous des trucks, souvent un peu plus grand côté nose.
La distance entre les trous intérieurs des deux trucks, qui règle la stabilité du skate.
La plupart des plateaux de street ont un wheelbase autour de 14 pouces (environ 36 cm). Il est indiqué sur la fiche du produit, rarement sur la planche.
Un wheelbase plus long donne un skate plus stable à vitesse élevée et plus de place pour les pieds. Un wheelbase plus court rend le skate plus vif et plus facile à faire tourner. Ce réglage compte surtout quand on a déjà une préférence ; pour débuter, celui du plateau standard convient.
La façon dont le plateau est fabriqué, en général 7 fines couches d'érable collées et pressées.
Le standard est l’érable à 7 plis : sept feuilles de bois collées, dont le sens des fibres alterne pour rendre la planche à la fois rigide et un peu souple. C’est solide, et assez peu cher pour être remplacé quand il casse.
Il existe des variantes : plateaux renforcés (fibre de verre ou carbone entre les plis) qui durent plus longtemps, et plateaux slick, dont le dessous est recouvert de plastique pour mieux glisser sur les rails et les ledges.
Un plateau finit toujours par s’user : il perd sa « pop » (sa réactivité à l’ollie), ses kicks s’écaillent ou il casse. C’est normal.
La feuille abrasive collée sur le dessus du plateau, qui empêche les chaussures de glisser.
Le grip ressemble à du papier de verre autocollant. Il se colle sur le plateau, puis on découpe ce qui dépasse avec un cutter en suivant le bord.
Il en existe de plus ou moins rugueux : un grip très accrocheur tient bien le pied mais use plus vite les chaussures. Il se vend souvent à part quand on achète un plateau seul ; un complete est livré déjà grippé.
La pièce métallique qui relie les roues au plateau et qui permet de tourner en penchant la planche.
Baseplate
La plaque vissée sous le plateau
Hanger
La partie en T qui porte l'axe, celle qui frotte en grind
Axe
La tige qui traverse le hanger et tient les roues
Kingpin
Le gros boulon qui assemble hanger et baseplate
Gommes
Les ressorts en uréthane autour du kingpin
Un skate a deux trucks, un sous le nose et un sous le tail. Quand on penche la planche, le hanger pivote et écrase les gommes : les roues s’orientent et le skate tourne.
Les trucks se choisissent surtout par leur largeur, qui doit correspondre à celle du plateau, puis par leur hauteur. Ce sont les pièces qui durent le plus longtemps : une bonne paire peut suivre plusieurs plateaux.
La largeur du truck, qui doit être à peu près celle du plateau ; les marques l'indiquent souvent en millimètres.
129 mm
Axe ≈ 7,6", plateaux 7,5" à 7,75"
139 mm
Axe ≈ 8,0", plateaux 7,875" à 8,125"
144 mm
Axe ≈ 8,25", plateaux 8,125" à 8,375"
149 mm
Axe ≈ 8,5", plateaux 8,375" à 8,625"
159 mm
Axe ≈ 8,75", plateaux 8,625" à 9"
Les roues doivent arriver à peu près au niveau du bord du plateau. Des trucks trop larges font dépasser les roues et accrochent ; trop étroits, le skate devient instable.
Les tailles en mm ci-dessus correspondent à la largeur du hanger utilisée par la plupart des marques. D’une marque à l’autre, la même taille peut varier de quelques millimètres : vérifie la largeur d’axe en pouces sur la fiche produit.
La distance entre le plateau et l'axe du truck, qui joue sur la stabilité, les flips et la taille de roues possible.
Low
Plus bas et plus stable, flips plus rapides. Roues jusqu'à 53 mm environ.
Mid
Le compromis le plus courant. Roues de 52 à 56 mm environ.
High
Plus de place pour de grandes roues, tourne plus. Roues de 55 mm et plus.
Plus le truck est bas, plus le skate est proche du sol : il paraît plus stable et le plateau a moins de chemin à faire pendant un flip. Plus il est haut, plus on peut monter de grandes roues sans qu’elles touchent la planche dans les virages.
Les hauteurs exactes varient selon les marques. Retiens surtout la cohérence entre hauteur de truck et diamètre de roue : un truck low avec de grandes roues provoque du wheel bite.
Les deux petits ressorts en uréthane autour du kingpin, qui règlent la facilité à tourner.
Tendres
Tournent facilement, pour les riders légers ou la courbe
Moyennes
Montées d'origine sur la plupart des trucks
Dures
Plus stables à vitesse, pour les riders lourds
On règle d’abord les gommes en serrant ou desserrant l’écrou du kingpin, avec une clé de skate. Desserré, le skate tourne plus facilement mais devient moins stable. Serré, c’est l’inverse.
Si le réglage ne suffit pas, on peut changer les gommes. Leur dureté s’indique sur la même échelle que les roues (en A), mais en plus tendre. Elles existent aussi en différentes formes (conique, en tonneau) qui changent la réaction du truck.
Le gros boulon central qui assemble le truck ; son orientation distingue les trucks de skate et de longboard.
Kingpin classique
Trucks de skate. Compacts, ils laissent passer les grinds.
Kingpin inversé
Trucks de longboard. Plus stables à vitesse et plus fluides en carving.
Sur un truck de skate classique, le kingpin est orienté vers l’intérieur de la planche. Sur un truck de longboard, dit inversé, il est tourné vers l’extérieur : le truck est plus haut et plus large, ce qui le rend plus stable en descente et plus fluide dans les longs virages.
Pour faire des tricks en skatepark, il faut des trucks classiques : un kingpin inversé dépasse et accroche sur les rails et les coping.
Des versions allégées de trucks, avec un axe ou un kingpin creux, ou des pièces en titane.
Un truck pèse souvent plus de 300 grammes. Les versions creuses (« hollow ») percent l’axe et le kingpin pour gagner quelques dizaines de grammes ; les versions titane remplacent ces pièces par un métal plus léger et très résistant.
Un skate plus léger est un peu plus facile à faire décoller et à faire tourner en flip. Mais ces trucks coûtent nettement plus cher : c’est un confort de skateur confirmé, pas une priorité pour débuter.
Une plaque glissée entre le truck et le plateau pour surélever la planche ou amortir les chocs.
Le riser sert surtout à éviter le wheel bite quand on monte de grandes roues. Les épaisseurs courantes sont 1/8” (environ 3 mm) et 1/4” (environ 6 mm). Il faut alors des vis un peu plus longues.
Les shock pads, plus fins et en matière souple, servent plutôt à absorber les vibrations et à protéger le plateau.
Quand une roue touche le dessous du plateau dans un virage et bloque net le skate.
Le wheel bite arrive quand on penche fort la planche : le bord du plateau descend jusqu’à toucher la roue. La roue freine d’un coup, et c’est souvent la chute.
Trois solutions, à combiner : des roues plus petites, des trucks plus hauts ou un riser, et des gommes plus serrées pour que la planche penche moins.
La taille de la roue en millimètres, de 50 à 60 mm environ pour un skate.
50–53 mm
Légères, réactives, pour le street technique
53–56 mm
Polyvalentes, skatepark et rue
56–60 mm
Gardent la vitesse, passent les irrégularités
Une petite roue démarre vite, pèse moins lourd et rapproche le skate du sol : idéal pour les flips. Une grande roue garde mieux la vitesse et passe plus facilement les fissures et les cailloux, mais elle demande des trucks plus hauts.
Pour débuter, une roue de 52 à 54 mm convient à presque tout.
La dureté de l'uréthane de la roue, notée sur une échelle « A » de 78A (tendre) à 101A (très dure).
78A–87A
Tendres. Confort et grip sur route, cruiser
88A–95A
Intermédiaires. Rue au béton rugueux
96A–101A
Dures. Skatepark lisse, glisse et tricks
Une roue tendre absorbe les vibrations et accroche bien : elle est confortable sur un sol rugueux, mais paraît « molle » en skatepark. Une roue dure glisse mieux pour les slides et rebondit moins, mais elle transmet chaque gravier.
Certaines marques utilisent l’échelle B, qui se lit 20 points plus bas que l’échelle A : 84B correspond à environ 104A.
La forme de la roue vue en coupe, qui change la surface en contact avec le sol.
Classique
Bords arrondis. Polyvalente, glisse facilement
Conique
Flanc extérieur incliné. Plus légère, se cale bien en grind
Large
Grande surface de contact. Grip et stabilité en courbe
Étroite
Légère, pour le street technique
À diamètre égal, deux roues peuvent se comporter très différemment selon leur largeur et la forme de leurs bords. Plus la surface de contact est grande, plus la roue accroche et plus elle est stable ; plus elle est petite, plus la roue est légère et glisse facilement.
Pour débuter, une roue classique fait très bien l’affaire.
Tous les roulements de skate ont la même taille : 8 mm de diamètre intérieur (celui de l’axe), 22 mm extérieur, 7 mm d’épaisseur. N’importe quel roulement 608 va donc dans n’importe quelle roue de skate.
Certains roulements sont livrés avec des entretoises et des rondelles. L’entretoise évite d’écraser les roulements quand on serre l’écrou de roue ; les rondelles réduisent les frottements contre le truck. Certains modèles les intègrent directement (« built-in »).
Une norme industrielle de précision de fabrication des roulements, souvent prise à tort pour une mesure de vitesse.
L’échelle ABEC (1, 3, 5, 7, 9) indique les tolérances de fabrication d’un roulement : plus le chiffre est haut, plus les pièces sont précises. Elle a été pensée pour des machines qui tournent très vite, pas pour un skate qui encaisse des chocs et des poussées sur le côté.
Un « ABEC 9 » n’est donc pas forcément plus rapide sur un skate. Plusieurs marques réputées n’affichent d’ailleurs aucun chiffre ABEC. Mieux vaut se fier à la marque, aux avis, et à l’entretien.
Un roulement dont les billes sont en céramique au lieu d'acier ; plus léger et plus durable, mais beaucoup plus cher.
Avantages
Billes plus dures et légères, chauffent moins, ne rouillent pas
Limites
Prix élevé ; les bagues restent souvent en acier et craignent l'eau
Pour qui
Longues distances, descente, skateurs qui roulent beaucoup
Dans la plupart des roulements céramique, seules les billes sont en céramique ; les bagues restent en acier (on parle de roulement hybride). Les billes en céramique sont plus dures et plus lisses : le roulement garde sa vitesse plus longtemps et s’use moins vite.
Ils coûtent souvent plusieurs fois le prix d’un bon jeu en acier. Pour débuter ou faire du street, un roulement acier de qualité, bien entretenu, suffit largement. Et la céramique ne rend pas un skate étanche : l’eau reste l’ennemie des bagues et de la graisse.
Nettoyer et lubrifier ses roulements de temps en temps leur rend leur vitesse et prolonge leur vie.
Signes qu’il est temps : la roue tourne moins longtemps, fait du bruit ou accroche. C’est souvent après avoir roulé sous la pluie ou dans la poussière.
Sortir les roulements des roues (le truck lui-même sert de levier).
Retirer délicatement les flasques quand c’est possible.
Les faire tremper dans un solvant adapté, puis les sécher complètement.
Remettre une à deux gouttes de lubrifiant pour roulement, puis les flasques.
Évite le dégrippant en bombe comme lubrifiant : il nettoie, mais ne protège pas dans la durée.